Arrêt sur Belladonna
Dans cette chronique, on fait un arrêt sur Belladonna (ou La Belladone de la tristesse), un conte érotique réalisé par Eiichi Yamamoto.
Bienvenue à bord du ReviewExpress, direction les terres interdites du désir, de la douleur… et de la beauté. Aujourd’hui, on plonge dans La Belladone de la tristesse, d’Eiichi Yamamoto.
Sorti en 1973, ce film japonais unique est le dernier volet de la trilogie Animerama. Mais c’est aussi, et surtout, un chef-d’œuvre du cinéma expérimental. Inspiré des chasses aux sorcières, le film suit Jeanne, jeune femme brisée, dont l’émancipation passe par le désir, la douleur et la révolte.
Visuellement, c’est un choc : des illustrations fixes, des fondus psychédéliques, un style Art nouveau somptueux. Chaque plan est une œuvre d’art à elle seule. La narration, lente et poétique, se mêle à une musique psychédélique envoûtante. Et sans jamais tomber dans le vulgaire, le film explore l’érotisme avec une grâce rare.
Oui, le rythme peut freiner certains spectateurs. Mais pour les autres, l’expérience est viscérale, hypnotique, carrément inoubliable. Voilà pourquoi j’ai attribué 4 étoiles et un coup de cœur à ce film.