Arrêt sur Fantasia
Dans cette chronique, on fait un arrêt sur Fantasia, l’œuvre la plus expérimentale des studios Disney.
Quand j’étais enfant, mes grands-parents m’ont offert la cassette de ce film. Et franchement, je n’en voulais pas du tout. Mais ils ont eu raison d’insister. Rien ne me prédestinait à tomber amoureux d’un film sans dialogue, sans héros, et long de deux heures. Et pourtant… Fantasia est devenu ma Madeleine de Proust.
Sorti en 1940, c’est un ovni artistique : un mariage entre animation et musique classique, découpé en tableaux sans narration continue. Un film expérimental, et novateur. L’animation est somptueuse, chaque séquence a sa propre ambiance, sa propre émotion. C’est féérique, dramatique, drôle, et parfois complètement hypnotique.
Bijou inclassable, un peu exigeant, mais qu’il faut savoir accueillir. Il mérite d’être dégusté, le cœur ouvert. Je lui attribue un coup de cœur… et la note absolue de 5 sur 5.