Arrêt sur La Folle Escapade
Dans cette chronique, on fait un arrêt sur La Folle Escapade, de l'anglais Martin Rosen.
Le ReviewExpress joue aujourd’hui les trouble-fête avec un film d’animation britannique bien plus sombre qu’il n’y paraît : La Folle Escapade.
Autant le dire tout de suite : je déteste ce film. Mais c’est un classique, et il fallait faire une escale dans cette animation adulte ambiguë des années 70.
Derrière ses lapins dessinés à l’ancienne se cache une œuvre violente, obsédée par la peur et la survie. L’intention est claire : proposer une métaphore de notre société à travers un récit de fuite et de résistance. Sur le papier, c’est courageux et même très audacieux.
Mais en l’état, le film accumule les maladresses. La violence est omniprésente, souvent gratuite, et finit par anesthésier tout impact émotionnel. Le rythme est lent, les personnages se ressemblent tous, et l’animation, réaliste mais terne, empêche toute empathie.
Le plus dérangeant reste cette identité trompeuse de film pour enfants, qui rend l’expérience franchement malaisante. C’est exactement le genre de pratique qui me déplaît dans le cinéma d’animation.
C’est la note minimale pour moi. Oui, ça m’arrive aussi.