ToutCourt #13 : Et vive les amis !

Publié le 25 septembre 2025 par Estelle
ToutCourt 13
ToutCourt
Zoom sur les courts métrages

Septembre, pour nous, c’est un peu le mois des enfants. On aurait pu penser aux retraités aussi... mais ce sera pour une autre fois ! L’école, c’est bien. Mais ce qui est encore mieux, ce sont les amis. Ceux avec qui on partage les aventures du quotidien, les grandes épopées, ou même les coups durs. Mieux vaut être bien entouré.

 

Petit plus : ces films viennent tout droit des écoles de cinéma d’animation. On met donc à l’honneur le talent de jeunes étudiantes et étudiants, qui ont su capter avec finesse et poésie les liens précieux de l’enfance.

 

Dix-huit kilomètres trois

On commence avec Dix-huit kilomètres trois, un court-métrage signé Maïlis Colombie, Manon Serda et Justine Thibault, réalisé en 2018 dans le cadre de leurs études à l’école des Gobelins. On y suit trois adolescentes qui traversent la campagne pour retrouver leur amie Lucie, le temps d’un après-midi. Une parenthèse à la fois banale et précieuse, capturée avec justesse. Comme souvent avec les productions des Gobelins, le résultat est à la hauteur des attentes : c’est fluide, doux, visuellement superbe. Le design des personnages, le trait graphique, la lumière, l’animation... tout est maîtrisé avec finesse. Mais au-delà de la forme, le film séduit aussi par son authenticité et sa représentation. Il met en lumière des personnages issus de milieux peu représentés dans le cinéma d’animation, sans tomber dans le cliché. Une dynamique de groupe crédible et touchante, qui rend le voyage aussi important que la destination.

 

 

The Stained Club

Pour le deuxième film, on se penche du côté de l’établissement Rubika avec The Stained Club, réalisé en 2018 par Mélanie Lopez, Simon Boucly, Marie Ciesielski, Alice Jaunet, Chan-Stéphie Peang et Béatrice Viguier. Si vous avez aimé Ma vie de Courgette, ce film devrait vous toucher. Finn, le personnage principal, a des taches sur le corps. Un jour, il rencontre un groupe d’enfants cool, qui, eux aussi, portent des taches similaires. Il découvre alors que ses marques ne sont pas simplement esthétiques... Aborder les violences physiques et psychologiques n’est jamais simple, mais The Stained Club le fait avec une grande justesse. Le film est empreint de poésie et de douceur, malgré la gravité de son propos. Les enfants sont attachants, parfois bouleversants. Le groupe incarne à la fois l’insouciance et la solidarité, chacun se soutenant dans un équilibre fragile mais fort. Chaque enfant a sa personnalité propre, et cela se ressent dans le design, soigné et singulier. La palette de couleurs, douce, accompagne à merveille la tonalité du film. La bande sonore, et tout particulièrement le doublage des enfants, renforce cette sensibilité avec beaucoup de justesse. Ce court-métrage est un véritable petit bijou, qui a d’ailleurs déjà fait parler de lui dans le monde de l’animation. C’est peut-être l’occasion idéale de le découvrir... ou de le redécouvrir.

 

 

Comme pour chaque sélection, nous espérons que celle-ci vous a plu ! En attendant le prochain numéro de ToutCourt, n’hésitez pas à venir partager vos impressions avec nous sur les réseaux sociaux !

Plus de chroniques

FollowUp
Une suite annoncée, un futur à imaginer
15 janvier 2026

Minions 3: ce qu’on sait déjà... et ce qu’on imagine

La chronique vidéo L’article écritDepuis plusieurs années, le cinéma d’animation semble avoir trouvé une équation imparable : des franc...

ReviewExpress
Un film, une minute, une critique.
15 janvier 2026

Arrêt sur Les Bad Guys

Dans cette chronique, on fait un arrêt sur Les Bad Guys, adapté de la série de bande dessinée Les Super Méchants. ...

MediaMorphose
Voyage à travers les univers connectés du transmedia
15 janvier 2026

Du spectacle vivant au film d'animation: Théâtre, opéra et ballet

Aujourd’hui, MediaMorphose vous emmène là où les coulisses rencontrent les celluloïds, là où les planches croisent les écrans, là où les ...