Fireworks
Fireworks
Infos techniques du film d'animation "Fireworks"
Titre original
Durée
Date de sortie en France
Pays d'origine
Réalisation
Société de production
Synopsis du film d'animation "Fireworks"
Norimichi et Yusuke semblent en pincer pour la même fille, la jolie mais discrète Nazuna. Cette dernière va alors commencer à agir étrangement : ses camarades de classe ne le savent pas encore, mais les parents de la jeune fille vont divorcer, et Nazuna devra quitter l’école et la ville pour suivre sa mère. Loin de tous ces premiers désordres amoureux, le reste de la joyeuse bande commence à se passionner pour cette journée qui doit se clôturer par un feu d’artifice. Mais une question les divise : les feux d’artifices sont-ils plats ou bien ronds, lorsqu’on les observe de côté ?
Critique du film d'animation "Fireworks"
Fireworks, réalisé en 2017 par Akiyuki Shinbo et Nobuyuki Takeuchi, mêle romance et fantastique. L’histoire suit deux adolescents, Norimichi et Nazuna, découvrant un objet leur permettant de revivre différentes versions de la même journée. La question centrale tourne autour d’un débat absurde : les feux d’artifice sont-ils plats ou ronds ?

Les points forts
Visuellement, l’animation traditionnelle est soignée, avec des dessins charmants et une ambiance poétique.

Les points faibles
L’usage excessif des effets 3D devient insupportable. Ces effets, censés renforcer l’esthétique, la sabotent, transformant certaines scènes en véritables désastres visuels. Ce qui aurait pu être un plaisir pour les yeux se transforme en une épreuve, avec des choix graphiques décevants qui ternissent les rares moments d’émerveillement.
L’intrigue est ridiculement faible. Ce pseudo-multivers est incohérent, laissant les spectateurs perplexes face à l’absence de logique. Plutôt que de s’investir dans la romance insipide entre Norimichi et Nazuna, on passe plus de temps à tenter de comprendre ce que les scénaristes avaient en tête. Le film manque cruellement de moments captivants, et l’élément fantastique devient rapidement un poids. Quant à la romance, elle est affligeante de niaiserie. La scène où Nazuna chante pour Norimichi est d’un embarras sans nom, un moment de gêne absolue. Les personnages sont tout aussi fades. Sans personnalité ni profondeur, ils se contentent de dialogues d’une banalité affligeante. Nazuna, en particulier, n’est qu’une caricature de la demoiselle en détresse, et Norimichi erre d’une scène à l’autre sans évolution. Impossible de s’attacher à eux tant ils manquent de consistance.
La musique, quant à elle, est une catastrophe. D’inspiration pop coréenne, elle est mal placée, irritante, et finit par rendre l’expérience encore plus désagréable. Loin de soutenir l’action, elle aggrave le sentiment de confusion qui règne tout au long du film.

En conclusion
Fireworks est une démonstration navrante de tout ce qui peut mal tourner dans une production japonaise. Une intrigue vide, des personnages sans relief, des choix visuels catastrophiques, et une bande sonore insupportable : il ne reste rien à sauver, hormis quelques dessins traditionnels corrects.

Production d'animation du film "Fireworks"