Les Voisins de mes voisins sont mes voisins

Long métrage
Cinéma

Les Voisins de mes voisins sont mes voisins

Long métrage
Cinéma

Infos techniques

Titre original

Les Voisins de mes voisins sont mes voisins

Durée

93 minutes

Date de sortie en France

Pays d'origine

France : sortie le

Réalisation

Anne-Laure Daffis
Léo Marchand

Société de production

Ladrux Films
Midralgar
Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC)
Région Nouvelle-Aquitaine
Cinéventure 5

Synopsis

Un ogre casse ses dents la veille de la Saint-Festin, la grande fête des ogres. Un magicien rate son tour de la femme coupée en deux et égare les jambes de son assistante. Un randonneur suréquipé reste coincé plusieurs jours dans un ascenseur. Un vieux monsieur tombe amoureux d’une paire de jambes en fuite. Une maman confie ses enfants au voisin le soir de la Saint-Festin... Dans un immeuble, les destins entremêlés de dix vrais voisins ou voisins de voisins, aux prises avec les drames, les plaisirs, les surprises et les hasards de la vie quotidienne.

Critique

Ordinaire

Ce film français réalisé par Anne-Laure Daffis et Léo Marchand, est une comédie absurde teintée de fantastique, qui déploie une série d’histoires entremêlées autour des habitants d’un même immeuble, tous plus excentriques les uns que les autres : un magicien perd les jambes de sa victime qui se réfugient chez un célibataire ; un ogre se voit imposer une mission de baby-sitting inattendue. Un patchwork narratif qui repose sur un style visuel hybride mêlant dessin animé, images de synthèse et collages numériques.

 

 

Les points forts


Dans ce chaos visuel et narratif, subsistent tout de même quelques signes de créativité. Le projet révèle une volonté sincère de sortir des formats calibrés, en construisant un univers peuplé de figures absurdes et d’ambiances étranges.

 

 

Les points faibles


L’ensemble est un naufrage visuel. L’esthétique bâclée, bâtie sur des juxtapositions mal maîtrisées, produit un rendu chaotique, repoussant, tout a fait agressif pour l’œil. Le recyclage de séquences d'animation produits par d'autres studios frôle parfois le plagiat honteux, à l’image de la séquence d’ouverture où deux oiseaux pataugeant dans une flaque qui s'avère un copier-coller grossier d’une scène culte de Blanche-Neige et les sept nains (celle des oiseaux qui décorent joyeusement la tarte aux pommes). Le film souffre d’une définition visuelle pauvre, d’un montage confus et d’un rythme déséquilibré. Le scénario est creux, les personnages bavards ou antipathiques, les situations oppressantes, voire déplaisantes.

À cela s’ajoute une réelle difficulté à identifier le public cible. Le langage parfois fleuri écarte d’emblée les plus jeunes, et au-delà de cet aspect, il semble bien incertain que même des enfants de plus de 12 ans puissent tenir devant cette horreur tant elle accumule les fautes de goût et les séquences pénibles. L’ensemble dégage une impression pesante, comme si l’équipe créative s’était perdue en route, dans un délire abscons où la poésie annoncée se transforme en indigestion visuelle et sonore.

 

 

En conclusion


L'esthétique bancale de ce film, son humour poussif et son absence de narration structurée en font une expérience pénible. Malgré quelques fulgurances dans l'intention initiale, il est difficile de recommander ce film autrement qu’à des spectateurs curieux d’explorer les marges les plus obscures de la création animée indépendante. Pour les autres, mieux vaut passer son chemin.

 

 

Avis rédigé par Guillaume le d'après une version française

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