Pompo the Cinephile

Long métrage
Cinéma

Pompo the Cinephile

Long métrage
Cinéma

Infos techniques

Titre original

Eiga daisuki Pompo-san

Durée

94 minutes

Date de sortie en France

Pays d'origine

Japon : sortie le

Réalisation

Takayuki Hirao

Société de production

Avex Pictures
Clap Animation Studio
Eiga Daisuki Pompo-san Production Committee
Happinet Phantom Studios
Kadokawa Productions
Movic
Movie Walker
Shochiku
Studio Mausu

Synopsis

Bienvenue à Nyallywood, la Mecque du cinéma où Pompo est la reine des films commerciaux à succès. Le jour où elle décide de produire un film d’auteur plus personnel, elle en confie la réalisation à son assistant Gene. Lui qui en rêvait secrètement sera-t-il à la hauteur ?

Critique

Honorable

Film japonais de 2021, sorti en France en 2024, Pompo the Cinephile est réalisée par Takayuki Hirao, qui plonge le spectateur au cœur de Nyallywood, un monde de cinéma directement inspiré d’Hollywood. Le film suit Pompo, productrice spécialisée dans les succès commerciaux, qui confie à son assistant Gene la réalisation d’un projet plus personnel, ouvrant la voie à une réflexion ludique, et presque méta, sur la fabrication même du cinéma.

 

 

Les points forts


Le film surprend par la pertinence et l’intelligence de son sujet. Cette mise en abyme du cinéma qui parle de cinéma, traitée à la sauce japonaise, s’avère particulièrement stimulante. L’approche est étonnamment technique, avec de nombreux détails précis sur la production, le tournage et surtout le montage, intelligemment vulgarisés pour servir directement l’intrigue. Les obstacles créatifs rencontrés par Gene et Pompo deviennent le véritable moteur dramatique du récit, détournant avec finesse les codes habituels de la tension dramatique. Les personnages sont immédiatement attachants, portés par une écriture sincère et bienveillante.

L’animation, très colorée, assume un design un peu chibi, avec des personnages expressifs évoluant dans des décors soignés et visuellement riches. Le rythme est remarquablement maîtrisé, et le film accomplit une brillante pirouette formelle en respectant une durée contenue, en accord avec le credo de Pompo sur les films de moins de 90 minutes, choix aussi pertinent pour le propos que confortable pour le spectateur.

 

 

Les points faibles


Le résultat n’échappe toutefois pas à certains poncifs du genre. On note quelques plans inutilement suggestifs, qui, même s’ils servent souvent à illustrer un propos sur le cinéma commercial, finissent par agacer par leur caractère attendu. Le défaut le plus gênant reste l’apparence extrêmement enfantine des personnages, en particulier celle de Pompo elle-même, dont le design évoque davantage la préadolescence que celui d’une productrice chevronnée. Ce décalage visuel crée une dissonance persistante avec la fonction qu’elle occupe dans l’univers du film. Le récit aurait également gagné à aller plus loin dans sa dimension technique et à creuser davantage une veine plus personnelle et plus dramatique, qui reste ici volontairement contenue.

 

 

En conclusion


Pompo the Cinephile s’impose comme une excellente surprise, à la fois ludique, intelligente et profondément amoureuse du cinéma. Malgré quelques choix esthétiques discutables et une retenue excessive sur le plan émotionnel, le film séduit par son rythme, sa clarté de propos et son regard sincère sur l’acte de création. Une œuvre réjouissante et stimulante, qui donne autant envie de faire du cinéma que d’en regarder.

 

 

Avis rédigé par Guillaume le d'après une version française

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