Cafard

Long métrage
Cinéma

Cafard

Long métrage
Cinéma

Infos techniques

Titre original

Cafard

Durée

92 minutes

Date de sortie en France

Pays d'origine

Belgique : sortie le
France : sortie le
Pays-Bas : date de sortie non communiquée

Réalisation

Jan Bultheel

Société de production

Tondo
Mollywood
Superprod
Tarantula
Topkapi Films
Centre du Cinéma et de l'Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Budget

2, 850, 000 €

Synopsis

1914, Buenos Aires. Jean Mordant triomphe au championnat du Monde de lutte. Au même moment, de l'autre coté de l'Atlantique, dans une​ rue sombre d'Ostende en proie à l'occupation, sa fille, Mimi, se fait abuser par une patrouille de soldats allemands. De retour chez lui, Jean fait le serment de venger cette ignominie et s'engage avec son entraineur et son neveu dans la grande guerre, au sein du mythique bataillon belge ACM.

Critique

Médiocre

Sorti en 2015, Cafard est un drame historique belge qui retrace le parcours d'un groupe de soldats pendant la Première Guerre mondiale, dont Jean Mordant, un champion de lutte qui s'engage pour venger l'honneur de sa fille. L’œuvre prétend s'inscrire dans la lignée de Valse avec Bashir, mais ne vous y trompez pas, il s'agit là avant tout d'une manœuvre marketing absurde, car il faut bien être honnête, cette mention est une grossière insulte au travail d’Ari Folman.

 

 

Les points faibles


Il suffit de jeter un coup d'œil rapide aux images accompagnant cette critique pour comprendre l'immense supercherie artistique qu'est ce film. L'intention du réalisateur de représenter une part sombre de l'Histoire avec une perspective visuelle distinctive mérite d'être notée, mais Cafard (qui décidément porte bien son nom), échoue à concrétiser ses ambitions. L'animation est rudimentaire et grossière, au point de rendre le visionnage affreusement inconfortable. Le résultat esthétique est vraiment dégueulasse (et c'est bien la première fois que nous employons ce mot dans nos lignes), rappelant davantage les mauvais jeux vidéo des années 2000 qu’une recherche graphique digne de ce nom. Si l’exercice était de rendre l’image la plus désagréable possible, c’est une mission complétement réussie. Les personnages, censés représenter des hommes dans la force de l'âge, ont des visages parsemés de ratures, les faisant ressembler à des vieillards fatigués. Les décors et les ambiances visuelles sont fades et déprimantes.

De plus, le scénario, malgré un potentiel de départ notable, reste maladroit et plat, tout comme les dialogues, qui sont usants. Si l'intrigue présentait un quelconque intérêt, les miasmes esthétiques ont eu raison de notre patience à l'explorer.

 

 

En conclusion


Si l’intention est honorable, la forme a complètement été oubliée. L'accueil critique semble favorable, mais le public n’est bien évidemment (et heureusement) pas au rendez-vous. Inutile de donner l’impression que c’est ce que nous attendons d’une œuvre cinématographique, car en fin de compte et envers une classe éditoriale qui se fourvoie dans une masturbation intellectuelle ridicule, Cafard est en réalité un très mauvais film que l'on peut oublier sans une once de regret.

 

 

Avis rédigé par Guillaume le d'après une version française

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